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[médias] ”Parcours réussi - Je m'en suis sorti”
Le Parisien relance sa chronique qui donne la parole aux citoyens issus de milieux modestes.

Avec la rentrée, le journal Le Parisien reprend sa chronique quotidienne “Parcours réussi - Je m'en suis sorti”, après une interruption estivale, et le fait savoir par une double page dans son édition du 5 septembre 2006. Lancée début janvier en réaction aux émeutes de l'automne dernier, cette chronique a déjà tracé le portrait de 125 personnes “issues de milieux modestes”, selon l'expression de son coordinateur, Jean Darriulat, qui entend “prolonger cette 'chaîne' de l'espoir et du courage”.

Convaincu par le succès d'estime de l'opération au premier semestre, il compte sur des centaines d'autres témoignages à venir. Les craintes initiales de devenir trop rébarbatif à force de ressasser des histoires individuelles par trop semblables de lutte contre les discriminations sociales, ethniques ou géographiques, ont été levées grâce à une émulation insoupçonnée autour des participants. A l'occasion du centième portrait, publié le 29 mai, le Parisien consacre déjà toute sa Une à cette dynamique et rend compte des retombées concrètes pour les témoins qui, réinterrogés, disent être davantage pris au sérieux dans leur environnement social ou professionnel. Ils se sentent légitimés. “On se sent tout de suite moins isolé et même si les professions sont très différentes, on retrouve des expériences similaires”, déclare Abel Jafri, comédien (Le Parisien, 5 septembre).

La diversité des profils esquissés par les journalistes de la rédaction, notamment des éditions départementales, constitue en effet un atout permettant d'éviter l'écueil des clichés réduisant les parcours réussis aux success stories de quelques célébrités du monde sportif, artistique ou encore de celui des affaires. Certes, un état d'esprit entrepreneurial rejaillit de ces parcours, mais il n'y a pas de hiérarchisation, de mise en compétition. Poseur de rail ou chef d'entreprise, goûteur de fromage ou avocate, représentant commercial ou animateur de radio associative, conseiller principal d'éducation, boxeur ou réalisateur, chaque vocation est ici présenté avec un égal intérêt. Et chacun d'insister : sa réussite sociale n'a pas été donnée d'avance. Il a fallu se battre contre toutes sortes de discriminations : “Mon projet faisait rire les conseillers d'orientation”, s'exclame Foued Ansri, opticien à la Goutte d'Or (Paris XVIIIe) dans l'édition du 12 septembre. Mais aussi contre sa propre tentation de l'abandon et de la fuite en avant. Dans leur grande majorité, les témoins soulignent le rôle essentiel tenu par leurs parents, parfois aussi des frères, sœurs ou amis, pour persévérer. En retour, ils sont nombreux à vouloir redorer le blason de leur quartier et à “revaloriser les habitants”. Sans se bercer d'illusions grandiloquentes à partir de leur propre réussite, car “dans les faits, les préjugés sur l'origine et la religion restent énormes”, conclut Foued Ansri.
Mogniss H. Abdallah
Agence IM'média
[17/09/2006]


Repères :

Pour contacter Le Parisien, rubrique “Je m’en suis sorti”, écrire à :
jdarriulat@leparisien.presse.fr
gzambaux@leparisien.presse.fr

Site web

Voir aussi notre chronique médias : Le Parisien, un journal qui se veut “proche des gens”
La nouvelle rubrique “Je m’en suis sorti” donne “l’exemple d’une intégration réussie”.
[27/01/2006] - Consulter

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