Ces deux recours ont pour origine une même faute (le comportement discriminatoire)
c'est pourquoi ils sont fréquemment déclenchés simultanément.
En pratique deux situations distinctes sont envisageables :
Des poursuites pénales
sont engagées avant le recours civil :
la victime peut alors exercer l'action civile directement devant le juge pénal
(en se constituant partie civile auprès du tribunal correctionnel) ou
devant le juge civil en saisissant le Conseil des prud'hommes (si le litige
concerne la vie professionnelle) ou le Tribunal administratif (si le litige
est entre un usager et ladministration) ou le Tribunal de grande instance
(pour tous les autres domaines).
MAIS
Non seulement le recours civil ne sera examiné qu'une fois que le juge
pénal aura rendu son jugement, mais surtout cette décision sur
les intérêts civils ne pourra pas contredire ce qui a été
décidé par le juge pénal. La faute pénale conditionne
donc la reconnaissance de la faute civile.
Concrètement, en cas de condamnation pénale de la personne poursuivie,
la victime sera forcément indemnisée du préjudice quelle
a subi mais, inversement, en cas de relaxe de la personne poursuivie (que ce
soit au bénéfice du doute ou pas), la condamnation civile pour
discrimination de celle-ci est impossible.
Aucunes poursuites n'ont été
engagées :
la victime peut saisir le juge civil en vue d'obtenir la réparation du
préjudice subi du fait du comportement discriminatoire de l'auteur ou
porter plainte et déclencher l'action pénale auquel cas les règles
précédemment exposées sappliqueront.