
Découpé en plusieurs sections, le festival aura dabord
un double regard historique :
- Alger au cinéma : du mythique Pépé le Moko
(1937) de Julien Duvivier, avec sa casbah de carton-pâte, au renouveau
dune truculence méditerranéenne : Viva Laldjérie
(2003) de Nadir Moknèche. Un regard plus particulier sera porté
sur loeuvre algéroise de Merzak Allouache (Omar Gatlato,
Salut cousin, Bab el-Oued city, ...)
- Cétait la guerre : Sélection axée sur le
thème de la guerre de libération qui fut aussi le
creuset dun cinéma national, de La bataille dAlger (1965)
de Gillo Pontecorvo (voir
notre chronique) à Lopium et le bâton (1971) dAhmed
Rachedi. Sans oublier lécho de cette guerre, souvent minoré,
dans le cinéma français, du Petit soldat de Jean-Luc Godard
(1960) à La trahison de Philippe Faucon (2006), film récent
et primordial. Cette partie, déjà très riche, sera prolongée
par des mentions spéciales à des réalisations plus spécifiquement
historiques : la majeure partie des uvres de Mohamed Lakhdar Hamina :
Le vent des Aurès (1966), Chronique des années de braise,
Palme dor à Cannes en 1975, et aux témoignages engagés
de René Vautier (Avoir 20 ans dans les Aurès, 1971).

Hommage à Mohamed Chouikh, de lacteur au réalisateur.
Cette troisième section permettra de retrouver Mohamed Chouikh
devant la caméra de Michel Drach en compagnie de Marie-José Nat
dans Elise ou la vraie vie, adapté en 1970 dun roman de
Claire Etcherelli et, en tant quauteur de La citadelle (1998) film
autour duquel il donnera pour le public une leçon de cinéma.
Cinéma au féminin. Les femmes actrices, cinéastes
ou personnages majeurs.
La quatrième section mettra l'accent sur le parcours de quatre réalisatrices
: Assia Djebar (par ailleurs romancière qui vient dentrer à
lAcadémie Française (La zerda et les chants de loubli,
1983), Yamina Bachir-Chouikh (Rachida, 2002), Djamila Sahraoui (Et
les arbres poussent en Kabylie, 2003), et la plus popularisée dentre
elles : Yamina Benguigui (Mémoires dimmigrés, 1997
; Femmes dIslam, 199 ; Inch Allah dimanche, 2001).
On aura ensuite une sélection de femmes mises en scène et en images,
avec notamment la possibilité de se confronter à une expérience
rare avec les films de Ahmed Lallem : Elles de 1966, enquête auprés
des lycéennes et Algériennes, trente ans après...

Un printemps du cinéma algérien ?
La cinquième section sondera les perspectives dun renouveau
du cinéma algérien après les années de plomb, avec
le concours des rencontres cinématographiques de Bedjaïa et à
travers quelques films récents (court-métrages de Mohamed Latrêche,
Karim Besalah, Lyès Salem...). Il y aura parallèlement une ouverture
sur luvre du vidéaste et plasticien Amar Bouras et du documentariste
Malek Bensmaïl.
Algérie plurielle
La sixième section sétendra à une présentation
de lAlgérie plurielle qui donnera à voir les Algériens
de la diaspora dans la diversité de leur statut et de leur approche :
Français dorigine immigrée, pieds noirs... (Mehdi Charef,
Malik Chibane, Rachid Bouchareb, Dominique Cabréra, Jean-Pierre Lledo...).
La blanche Alger rit la nuit
Enfin pour terminer sur une note optimiste et même humoristique,
la septième section se nomme : La blanche Alger rit la nuit. Quelques
films qui amusent dun bord à lautre de la Méditerranée.
Bab el Web de Merzak Allouache (2004), Les folles années du
twist (1986) de Mohamed Zemmouri, Il était une fois dans loued
(2005) de Djamel Bensalah.

Autour des projections
De nombreuses personnalités seront présentes et interviendront
au cours du festival. Des historiens comme Benjamin Stora et Pascal Blanchard,
des réalisateurs et des comédiens, Boujéma Karèche
directeur de la cinémathèque dAlger...
En périphérie des projections, il y aura bien sûr des débats,
des entretiens, des rencontres, des compétitions de courts métrages
(francophones, internationaux, juniors), un ciné-baby, un
espace de lecture, des stages et des ateliers sur linitiation à
limage....
Il faut se renseigner sur les nombreux lieux de Rennes-Métropole où
va se dérouler ce festival protéiforme. Demander les programmes
complets et les confirmations ou modifications des différentes manifestations.