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[cinéma] Devoir de mémoire
“Un été au ciné / Cinéville” - édition 2003
Une opération coordonnée par Kyrnéa international
L'édition 2003 de l'opération “Un été au ciné / Cinéville” s'articule autour de la thématique de la mémoire de l'immigration à travers des projections et animations dans tout l'hexagone. L’objectif général de cette treizième édition reste de favoriser l’accès aux pratiques cinématographiques par une éducation à l’image et par l’image, des publics, principalement jeunes, qui en sont privés.



Avant de préciser la spécificité de la treizième saison d’“Un été au ciné”, il est important de rappeler les cinq volets autour desquels s’articulent les activités de l’opération. L’objectif général restant de favoriser l’accès aux pratiques cinématographiques par une éducation à l’image et par l’image, des publics, principalement jeunes qui en sont privés.

1- les ateliers
Ils sont à destination des amateurs désireux de s’initier aux techniques du cinéma et de l’audiovisuel. Encadrés d’animateurs locaux, ils sont dirigés par des professionnels.

2- les séances en plein air
Soirées d’été au cœur des quartiers et des cités. Séances gratuites au cours desquelles sont projetées des films tous publics dans des conditions techniques irréprochables.

3- Les séances spéciales - les journées spéciales
Films choisis dans l’actualité en raison de leurs qualités esthétiques et thématiques pouvant entraîner la discussion avec des réalisateurs, des acteurs, des techniciens, des journalistes.... Au cours de séances prolongées, les spectateurs pourront se livrer à des réflexions plus approfondies sur le cinéma et ses métiers.

4- La politique tarifaire
Elle a recours à divers procédés : tickets donnant droit à des réductions dans certaines salles de proximité et distribués par les relais (centres sociaux, MJC, missions locales...). Sorties groupées et séances spéciales à tarifs réduits, tarifs négociés pour tous les moins de 25 ans durant la période estivale...

5- La formation.
Dans le but de dynamiser les réseaux et d’enrichir les compétences des participants, elle concerne les animateurs, les exploitants de salles, les porteurs de projets et aussi les jeunes les plus motivés capables de s’impliquer dans les différents chantiers.

Pour donner une idée de l’ampleur de ce programme qui touche toute les régions ainsi que les Dom-Tom et même la région de Charleroi en Belgique, donnon les chiffres de l'édition 2002 d'“Un été au ciné” :
• 376 000 participants ;
• 1 490 séances et ateliers ;
• 483 villes concernées ;
• 25 actions de formation.

Devoir de mémoire

C’est le nouveau centre d’intérêt autour duquel vont se focaliser un grand nombre d’actions de la saison 2003, une sorte de programme spécifique sur la mémoire de l’immigration.
Au cours de la saison 2000, une vingtaine de jeunes de Saint-Étienne, réalisent à partir de témoignages et de documents d’époque, un premier montage intitulé Saint-Étienne, escale ou terminus. Le résultat est probant et la même équipe va réaliser un second film Marseille, escale n°2.

Cet exemple local va engendrer une réflexion au sein de Kyrnéa, coordination nationale décidée à promouvoir l’idée d’une thématique transversale. Le lien se fait aussitôt avec “Djazaïr 2003, une année de l’Algérie en France” mais en étendant le thème à l’ensemble de la mémoire des communautés immigrées. Chaque région ou antenne locale est inviter à mener à bien son propre projet ou sa programmation selon les axes habituels d’intervention.
A titre d’exemple, citons des ateliers d’une grande variété d’approches thématiques : les mémoires plurielles en Île-de-France ; la mode à Grenoble ; les femmes d’Afrique-du-Nord à Nancy ; le retour au pays à La Rochelle ou encore une fiction franco-algérienne tournée entre Monteuil et Mostaganem...).

On peut aussi donner une première liste de films projetés dans les séances de plein air : Le gône du chaaba, Salut cousin !, 100% arabica , Inch'Allah dimanche, Billy Elliot, Joue-la comme Beckam, Fish and chips, Pépé le Moko, ou encore les programmes des séances spéciales en présence des réalisateurs :17, rue bleue de Chad Chenouga, On n’est pas des marques de vélo ! de Jean-Pierre Thorn (voir notre chronique cinéma et le portrait du réalisateur), Rachida de Yamina Bechir-Chouikh, Paris selon Moussa de Cheikh Doukouré (voir notre chronique cinéma).

Bien sûr, il ne s'agit que d'un aperçu des activités qui prendront de l’ampleur au cours des mois. Informations détaillées sur le site Kyrnéa (voir nos repères).

Fin 2003, un événement autour de l'opération “Devoir de mémoirre” aura lieu : projections, débats avec les auteurs, cinéastes ou participants aux ateliers, tables rondes réunissant artistes et personnalités de la société civile... Nous en reparlerons.

André Videau
[28/07/2003]

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