Recherche
> Recherche avancée


[Éthiopie] Abyssinia Infinite, Featuring Ejigayehu “Gigi” Shibabaw
Zion Roots
Network / Harmonia Mundi

Gigi, apparue il y a deux ans dans la beauté luxuriante d’un environnement où se côtoyaient certains des plus grands noms du jazz américain (Herbie Hancock, Wayne Shorter, Pharoah Sanders, etc.), revient masquée derrière le collectif Abyssinia Infinite et une image d’icône éthiopienne. Produit et réalisé par Bill Laswell, sorcier arty d’un certain underground new-yorkais 1980-90, l’album précédent prenait des allures de corbeille de mariage destinée à l’élue de son cœur. Les mélomanes de la planète en ont bien profité...

Toujours aux commandes de la coordination artistique du nouvel album de sa protégée et compagne à la ville, Laswell se fait ici beaucoup plus discret. Débarrassé de son masque de Pygmalion, c’est avec une touchante humilité qu’il s’attache à laisser s’épanouir l’inspiration authentique de Gigi. Elle puise délibérément dans la tradition d’une Éthiopie urbaine, cultivée, dont l’art musical unique s’élabore à travers les croisements subtiles de mélodies indoues et orientales, stimulées par l’incandescence rythmique africaine et la géométrie moderne occidentale. Ce disque est truffé de portes dérobées, donnant accès aux univers multiples de l’art d’Abyssinie. Avec son chant imprégné de haute tradition, Gigi, rayonnante, s’engage avec assurance sur les traces d’Aster Aweke, la première à offrir une voix internationale à la diaspora éthiopienne américaine, son aînée et son modèle, dont elle prendra la succession, le jour venu.


François Bensignor
[04/11/2003]

Chroniques récentes
  Abyssinia Infinite, Featuring Ejigayehu “Gigi” Shibabaw - [04/11/2003]
 
  Electric gypsyland - [23/10/2003]
 
  El pequeño Relo - [13/10/2003]
 
  Richard Bona - [03/10/2003]
 
  Le Festival au Désert - [26/09/2003]
 
Archives
  Consultez l'ensemble de la rubrique "Musique".  
     
© Cité nationale de l'histoire de l'immigration - 2007