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 [histoire] Les Italiens en France
La première population étrangère par le nombre, avec plus de 800 000 personnes en 1931
À la fin du XIXe siècle, limmigration italienne en France
prend de lampleur et passe de 230 000 personnes en 1881 à près
de 400 000 en 1901. Dans lentre-deux-guerres elle devient la première
population étrangère par le nombre, avec plus de 800 000 personnes
en 1931. Ces vagues de migrations répondent aux besoins français
de main-duvre dans les secteurs de lagriculture et de lindustrie.
Population très mobile, les Italiens se concentrent essentiellement dans
les régions Est, le littoral méditerranéen et les départements
alpins. Leur installation ne va pas sans difficultés, et les travailleurs
italiens sont victimes de manifestations de rejets xénophobes, à
Marseille en 1881, à Aigues-Mortes en 1893, à Lyon en 1894.
Dans lentre-deux-guerres, la deuxième vague de lémigration
italienne se caractérise par une proportion plus importante de réfugiés
politiques, qui organisent depuis la France une opposition au régime
mussolinien.
Depuis les années 1970, la part de limmigration italienne en France
décline et aujourdhui, lItalie étant devenue elle-même
un pays dimmigration, elle est inférieure à 5 %.
Pour en savoir plus :
- François Cavanna, Les ritals, Belfond, Paris, 1978.
- Marie-Claude Blanc-Chaléard, Les Italiens en France depuis 1945,
Presses universitaires de Rennes Édition Mémoire Génériques,
Rennes, 203.
- Pierre Milza, Voyage en Ritalie, Plon, Paris, 1993.
- Pierre Milza, Marie-Claude Blanc-Chaléard, Le Nogent des Italiens,
Autrement, Paris, 1998.
Daprès Philippe Dewitte, Deux
siècles dimmigration en France, Le Point sur
, La
documentation Française, 2003.
[28/09/2006]
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 [artistes] Qu'appelle-t-on “l'école de Paris” ,
La liste est longue des artistes étrangers qui se sont établis, pour un temps ou pour toujours, sur les bords de la Seine ou ailleurs en France, qu’ils aient pris la nationalité française ou non.
La liste est longue des artistes étrangers qui se sont établis, pour un temps ou pour toujours, sur les bords de la Seine ou ailleurs en France, qu’ils aient pris la nationalité française ou non. Certains de ces artistes ont été regroupés sous l’étiquette commode d’“École de Paris”, même s’ils réprésentent des sensibilités souvent très différentes. Dans l’Hexagone, s’expriment et travaillent des créateurs aussi prestigieux que Samuel Beckett (romancier et dramaturge né en Irlande), Constantin Brancusi (sculpteur né en Roumanie), Jacques Brel (auteur compositeur né en Belgique), Maria Callas (cantatrice née en Grèce), Marc Chagall (peintre, dessinateur, graveur et sculpteur né en Russie), Serge de Diaghilev (critique d’art et imprésario né en Russie), Marlène Dietrich (actrice née en Allemagne), Foujita (peintre né au Japon), Alberto Giacometti (sculpteur né en Suisse), Clara Haskil (pianiste née en Roumanie), Eugène Ionesco (auteur dramatique né en Roumanie), Joseph Kessel (journaliste et écrivain né en Argentine), Juan Miro et Pablo Picasso (peintres nés en Espagne), Man Ray (photographe né aux États-Unis), Léopold Sédar Senghor (poète, né au Sénégal), Erich Von Stroheim (acteur et metteur en scène né en Autriche), Victor Vasarely (peintre né en Hongrie), Kateb Yacine (romancier né en Algérie), Achille Zavatta (artiste de cirque né en Italie)...
Philippe Dewitte
[28/09/2006]
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 [cinéma] La “marche des beurs” ?
Des jeunes comédiens dits “beurs” sur les écrans français
La “marche des beurs” ?
Vous vous attendez peut-être à une nouvelle commémoration
de la marche revendicative et protestataire des jeunes issus de limmigration,
principalement maghrébine (décembre 1983). Il ne sagit pas
de cela, mais dune note impressionniste, et positive, concernant la présence
des jeunes comédiens dits “beurs” sur les écrans français.
Un simple instantané sur lactualité cinématographique,
prouvant les multiples facettes du phénomène qui rendent caducs
les discours sur la sous-représentation des artistes et des rôles,
ou sur lapplication dune politique des quotas.
Par-delà le peloton de tête révélé ces dernières
années (Roschdy Zem, Samy Naceri, Sami Bouajila, Zindedine Soualem, Saïd
Taghmaoui
) et la figure emblématique et surmédiatisée
de Djamel Debbouze, on assiste à la montée en puissance de jeunes
talents “beurs”, incontestables et pas toujours identifiés
comme tels, ce qui a parfois a le mérite de renforcer leur potentiel dinterprétation.
Citons : Ouassini Embarek (Le soleil assassiné, À tout de suite),
Malik Zidi (Les temps qui changent), Jalil Lespert (Lennemi naturel), Nicolas
Cazalé (Le clan, Le grand voyage), Sélim Kéchiouche (Le clan,
Grande école), Jalil Nassiri (Viva Laldjérie), ou encore Atmen Khélif
qui pourrait être la révélation de lannée en
cours, ou Osman Elkharraz sil confirme ses débuts prometteurs dans
Lesquive, délicieux marivaudage en verlan dAbdellatif Kéchiche.
Certes, le bilan serait moins engageant du côté des interprètes
féminines où Nozha Khouadra, Amira Casar, Aure Atika, Lubna Azabal
sont un peu esseulées. Peut-être faut-il en chercher la cause du
côté de
la sociologie ? Même si là aussi “les temps changent”. Nous y reviendrons.
André Videau
[28/09/2006]
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